Comment être sûr de ne pas être lu sur internet ?

Posted by jyhuwart on 04/02/13

Le marketing de contenu (content marketing) est aujourd’hui une pièce essentielle de toute stratégie de positionnement en ligne.

Toute entreprise qui souhaite accroître sa visibilité sur le Net se doit de produire des contenus, des articles, des whites papers, podcasts ou vidéos, afin d’apparaître sur les nouveaux supports digitaux. 

Naturellement, pour être partagés, diffusés, relayés, ces contenus doivent être intéressants.

Voici cinq points à travailler lors de la production de contenus pour s’assurer d’attirer l’attention des internautes. Ou plutôt, cinq attitudes à éviter si l’entreprise ne veut pas que ses contenus soient invisibles sur le Net (billet inspiré par J.Chow).

1.  Ecrire pour tout le monde  

Qui trop embrasse, mal étreint…

Chercher à atteindre le nombre le plus large de lecteurs se fera en général aux dépens de la substance du billet rédigé.

Au lieu d’intéresser un maximum de lecteurs, l’auteur risque de demeurer à la surface des choses et, finalement, de ne séduire personne. 

Avant d’entamer l’écriture d’un billet ou d’un article, idéalement, la première étape consiste donc à se représenter le lecteur auquel l’auteur veut s’adresser. Quel est son niveau d’expertise ? Ses centres d’intérêt ? Eventuellement, où vit-il ? Etc.

De ce travail découlera votre ligne éditoriale. En fonction de l’identité type du lecteur, on adaptera le vocabulaire, la mise en contexte des contenus, afin de le mettre à l’aise et de le conserver.

2. Faire l’impasse sur les chiffres   

Les billets ou articles qui ont obtenu le plus de vues sur le Net ont, en général, un point commun : ils mettent en avant des chiffres et des statistiques. Croissance, prévisions, … Nous adorons tous, en particulier, les comparaisons chiffrées, entre des périodes, des concurrents, etc.

L’intérêt pour les chiffres vient des repères qu’ils posent afin de contextualiser les thématiques traitées et positionner les choses dans un ensemble compréhensible.

Concomitamment, l’absence de données chiffrées donnera l’impression que le raisonnement suivi est moins étayé. Au final, l’article semblera moins abouti, moins crédible et, donc, moins intéressant. Du coup, le potentiel viral sera moindre.

3. Ne pas pointer vers d’autres sources en ligne

Un peu de recherche sur internet permettra de ne pas isoler son billet ou son article dans l’océan du web.

Les liens vers d’autres textes ne sont pas seulement importants pour le référencement sur les moteurs de recherche (cfr la notion de Netlinking). Ils sont autant de ramifications du texte qui ouvrent de nouvelles portes.

Les système d’édition sur internet (CMS) permettent d’ajouter des hyperliens vers d’autres références et idées mentionnées dans l’article. Encore faut-il que l’on se donne les moyens de documenter son sujet afin que les liens soient les plus pertinents possibles et enrichissent réellement le contenu.

 4. Oublier de noter les bonnes idées d’articles quand elles viennent

Pour attirer l’attention et les lecteurs, la thématique et l’angle traité doit, évidemment, être original et ne pas donner le sentiment d’un déjà lu.

Or, la régularité de publication induit que l’angoisse de la page blanche puisse se poser à un moment.

Les idées de sujet se présentent rarement au moment même d’entamer l’écriture de l’article. Le fait de pouvoir se saisir d’une idée quand elle passe, quitte à ne l’exploiter que quelques semaines plus tard, s’avèrera un avantage de ce point de vue.

Un simple bloc note dans la poche ou des outils digitaux utilisables sur smartphones (Evernote, Etherpad, par exemple…) permettront garder trace de ces idées ou angles originaux précieux quand ils nous traversent l’esprit. Le temps venu, l’auteur les exploitera et les développera.

5. Négliger la sélection des mots clés

Les moteurs de recherche sont encore, souvent, le premier canal via lequel les lecteurs aboutissent sur un article publié sur le web.

Réfléchir aux mots clés que des internautes pourraient taper dans Google, Bing ou Yahoo search avant d’être aiguillé vers l’article en rédaction n’est donc pas un luxe inutile.

L’exercice, toutefois, se veut  subtil.

D’un côté, il s’agit d’identifier des mots clés qui ne sont pas trop marginaux, afin de s’assurer d’un nombre d’internautes susceptibles d’effectuer une recherche sur le sujet traité. D’un autre côté, ces mots clés ne doivent pas non plus être trop généraux s’ils veulent éviter de disparaître sous des kilomètres d’autres résultats.

Les auteurs n’oublieront pas non plus de mentionner le mot clé le plus important dans le titre même du billet ainsi que dans sonURL . Réflexe vital pour améliorer le réferencement de l’article sur les moteurs de recherche…

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